Mes coups de cœur

Le Ruban rouge ♦ Lucy Adlington

Je suis heureuse aujourd’hui de vous écrire un article (LE premier article du blog) sur Le Ruban rouge de Lucy Adlington.

Je suis à côté d’elle, je respire le même air qu’elle, transpire comme elle à cause de la chaleur et elle pense que je ne suis pas « comme il faut » ? Parce qu’elle a de vêtements élégants et moi un sac rayé avec des manches en guise de robe ? Et si nous échangions nos vêtements, que serions-nous, alors ?

Mon indignation retombe aussi sec. Même avec des habits différents, nous ne serons jamais les mêmes. Carla est un être humain. Moi, je ne le suis plus.

Ce passage du livre m’a beaucoup marqué et est important pour moi : personnellement, j’ai trouvé qu’il résume à peu près tout le roman. Pour faire court, c’est l’histoire d’une jeune fille de 14 ans déportée dans le camp de Birchwood qui n’est autre que le camp de concentration d’Auschwitz. L’histoire est racontée à travers ses yeux d’adolescente, ce qui est encore plus poignant car on est un peu face à une enfant qui ne comprend pas tout et surtout qui ne veut pas tout comprendre. Vous l’aurez compris, l’auteure écrit à la première personne (petit clin d’œil aux personnes qui préfèrent la première personne plutôt que la troisième). Cette jeune fille appelée Ella va rencontrer beaucoup de personnes mais va aussi vivre beaucoup de choses : elle va surtout se battre pour son travail à la Maison de couture. Sa passion est donc la confection de vêtements, transmise par sa grand-mère qui confectionnait aussi des vêtements. Mais je ne vais pas tout vous dire ! Le but est de vous donner envie de le lire car ce livre est juste génial et reste mon coup de cœur. Je vais donc procéder en deux temps : je vais un peu blablater, donner mon ressenti pour (peut-être) vous donner envie de le lire, et je pense ensuite vous spoiler quelques petites choses donc ça ne concernera que ceux qui l’ont déjà lu !

Que dire et comment le dire… Lucy Adlington a opéré dans ce livre un gros gros travail : elle l’écrit d’ailleurs à la fin de son livre où elle nous explique qu’elle est allée recueillir des témoignages venant de femmes déportées mais elle a aussi interviewé de nombreuses femmes qui ont survécu à l’horreur d’Auschwitz dont Eva Schloss qui est la demi-sœur d’Anne Franck. De quoi donner assez la sensation de vivre les sentiments de celles qui ont vécu dans ce camp de concentration. Je dis ça, mais l’auteure a quand même essayé de ne pas tout dire, et je la remercie pour ça… Malgré le jeune âge d’Ella, j’ai retrouvé des actes, des geste, des mots mais aussi des événements vachement dur. Je ne peux pas dire que je me cache les yeux concernant les faits qui ce sont auparavant passés mais… La façon dont l’auteure vous plonge dans les sentiments, l’histoire d’Ella c’est assez impressionnant et surtout poignant. Je tiens à ajouter que cette histoire n’est pas une histoire vraie ! Ella est un personnage fictif comme la plupart des personnages du livre sauf Madame H, mais ça, je vous laisserai découvrir de qui il peut s’agir… Cependant, grâce à ses recherches, Lucy Adlington a relaté des événements qui se sont réellement passés et les sentiments de chacun sont réels et collent beaucoup aux témoignages qu’elle a pu recueillir. On peut aisément s’imaginer que l’histoire d’Ella, Marta, Lily ait pu exister d’une façon ou d’une autre.

Mon avis sur le livre

Peut-on réellement dire que l’on apprécie un livre comme celui-ci ? Je le pense oui. Ça fait un peu maso sur les bords du style « j’aime me rendre triste, incroyable ce que c’est plaisant ! ». Mais non non, je vous rassure, ce n’est pas ça du tout. A travers des histoires comme celle-ci (surtout les histoires bien racontées), on participe en quelque sorte à un devoir de mémoire de ceux qui ont vécu tant d’atrocités. Alors oui c’est passé, oui ça va bientôt faire 100 ans, mais je pense que des événements comme ça ne doivent jamais être oubliées. De plus, et ici je m’adresse à toutes ces personnes réticentes encore maintenant à lire ce genre de livre : foncez (et d’ailleurs, commencez par celui-ci). Bien sûr, ce n’est pas des livres que vous lirez tout le temps, mais ces livres nous servent aussi à nous rendre compte que la vie est tellement plus belle aujourd’hui : nous avons un toit, un lit, on est libre de nos mouvements, lorsque l’on est malade on peut se soigner et se reposer, etc. Alors oui, c’est beau de refermer ce livre et de se dire « je ne manque de rien et je suis en bonne santé » mais on est quand même un peu abattu et on se demande réellement comment ces choses ont pu se passer. En somme, je peux dire que c’est un coup de cœur, l’auteure nous embarquait dans son histoire, c’était assez addictif pour ma part, je voulais voir comment l’histoire se terminait mais surtout, ce livre est un amas de rebondissements. On s’ennuie de temps en temps : elle nous partageait surtout l’ennui que pouvait ressentir ces femmes dans les camps (et les hommes sûrement aussi) donc autant vous dire, on passe par toute sorte de sentiments ! J’arriverai même à dire que ce livre est un amas de rebondissements ET de sentiments, il nous fait vivre des choses que jamais on n’aurait pu ressentir si l’on ne l’avait pas lu (si vous le lisez, vous comprendrez ce que je veux dire). Mais bon, je vais pas aller trop loin dans mes sentiments débordants d’amour pour ce livre mais il est tout de même court (321 pages) et je l’ai payé 16,90. Je suis partagée : je trouve ça cher pour un livre mais de l’autre je suis heureuse d’avoir pu le lire.

Si je pouvais ajouter un seul petit bémol : la fin m’a déçue. Je parle de la toute toute fin en général, pas les 30 dernières pages. Je m’attendais à une autre fin, quelque chose de plus palpitant que ce soit une triste fin ou une fin heureuse. Mais c’est un détail pour moi, le livre en lui même est déjà palpitant ! N’attendez plus, lisez-le !

Avis sur le fond de l’histoire

Concernant mon avis sur le fond de l’histoire, je conseille à celles et ceux qui ne l’ont pas lu de ne pas lire cette partie car je vais faire pas mal de spoiler !

L’auteure, à travers ce livre, a dénoncé en quelque sorte la « véritable facette » des gens lorsqu’il se retrouve dans une situation dramatique, triste, horrible, bref tout ce que vous voulez. Mais bon, en l’occurrence ici c’est plus une situation d’horreur, mais passons ! J’avais cette impression que l’auteure dénonçait le fait que dès que des personnes se retrouvent dépouillées et dans des situations comme je l’ai énoncé plus haut, ils montrent tous leur vrai visage. Et je trouve qu’elle n’a pas tort : j’ai été choqué par les agissements de certains dans le livre (cf la hyène voire même Marta) alors qu’ils se retrouvaient tous dans l’horreur des camps de concentration. C’est là où on devrait voir l’unité des personnes de religion juive (elle ne parlait que de ces personnes dans le livre et non pas des tziganes, homosexuels, etc) et surtout l’entraide ! Mais ce livre m’a franchement surprise, je ne pensais pas que des gens, même dans la misère la plus totale arriverait à enfoncer les autres juste pour pouvoir s’en sortir. Et là vous vous dites « mais elle croit franchement que le monde est tout rose avec des bonbons ? » et je vais y répondre clairement : ET ALORS ?

Ce qui m’a beaucoup touché aussi dans ce livre, c’est la façon dont Ella n’a jamais perdu son âme d’adolescente/enfant en jugeant les personnes grâce à des ressemblances à certains animaux comme Lily l’écureuil ou Marta le requin. Mais je trouve que Lily a aussi joué un grand rôle : ces deux jeunes filles se complétaient, elles s’entraidaient et s’aimaient tellement qu’elles se maintenaient l’une et l’autre en vie. C’était magnifique.

J’ai relevé quelque chose aussi dans ce livre (même si ce n’est pas super important) : l’auteure a réussi à donner de l’importance aux habits. Elle a jugé que les habits faisaient partis de toi, que grâce à ces habits tu pouvais avoir une identité, un aspect humain. C’était assez troublant et je suis d’accord et à la fois pas d’accord. Je partage cette idée car nous avons tous notre propre style, nos propres goûts et souvent des habits différents et cela fait ce que nous sommes : nous extériorisons en quelque sorte notre façon de penser (parfois), notre façon d’être, nos préférences aussi ! Nos habits reflètent qui nous sommes. Mais là où je ne suis pas d’accord, c’est que pour elle nos habits font notre différence (je l’ai réellement ressenti comme ça dans ses explications, dans sa façon de décrire les sentiments d’Ella) alors que les habits ne sont qu’une façon d’extérioriser ce que nous sommes (c’est bon, je vous ai perdu ?). Alors était-ce les sentiments d’Ella ou est-ce la réelle pensée de l’auteure, je ne sais pas ! Je ne peux me mettre à la place des femmes qui ont vécu les camps de concentration et j’imagine bien que le fait de ne plus être appelé par son vrai nom, d’être traité comme une erreur de la nature et d’avoir une robe commune fait que nous nous sentons tout sauf humain. Mais je maintiens, la seule différence de chacun c’est sa façon d’être et d’agir et non des choses qui servent à extérioriser cela. Et au fond, la différence d’Ella a fait qu’elle a pu survivre et se faire une amie ♥

Ce livre démontre donc pleins de choses (je vous ai donné les idées principales) et je serai très heureuse d’en discuter avec vous que ce soit sur Instagram ou ici ! Êtes-vous d’accord ? Avez-vous remarquer d’autres choses concernant ce livre ? Ça m’intéresse car je suis sûre d’avoir loupé certaine chose!

En attendant j’espère que mon premier article vous a plu même si je reste très maladroite dans mes explications, j’espère vite m’améliorer !

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Mon début en tant que blogueuse littéraire ☻

Bonsoir à tous !

Je vous souhaite tout d’abord la bienvenue dans mon monde littéraire. Etant une grande lectrice, j’adore partager et parler de mes lectures, que ce soit des flop total ou alors des gros coups de cœur. De plus, je souhaiterai partager pour ensuite échanger avec d’autres lecteurs leur avis sur nos livres en commun ou tout simplement discuter sur les réticences de chacun à se lancer dans le monde d’un livre en particulier.  Ou pourquoi pas échanger sur nos livres composant notre wishlist ?

Je lis depuis que je suis petite, que ce soit à table (oui j’étais une mal élevée), à la récréation, avant de dormir, au lever, pendant les vacances, TOUT LE TEMPS. Seulement à l’âge de l’adolescence, je lisais un peu moins et ça n’a fait que s’empirer. Cela fait seulement 1 an que je me suis remise à lire quasiment tout le temps. Aujourd’hui j’ai 21 ans et je suis actuellement en licence 3 de droit. J’ai tout de même peu de temps pour lire du fait de mes études mais cela ne m’arrêtera pas !

Mon monde littéraire se résume au fantastique, young adult, science fiction, romance paranormale/fantastique, histoire de guerre mais aussi les histoires paranormales. Je préfère les romans aux BD/mangas même si j’aime les jolis dessins, mais ce n’est pas une passion non plus. 

Je ne forme pas de PAL au début du mois, ni en début d’année ni jamais d’ailleurs. Je trouve qu’au fil des jours voire des mois, notre mood change et parfois, on veut lire tel livre un jour puis un autre livre l’autre jour, c’est assez compliqué de prévoir une PAL préfaite. Je préfère faire au feeling et choisir dans ma bibliothèque le livre qui me donne le plus envie. Il arrive aussi que je lise 10 livres en 1 mois ou bien 1 livre en 2 mois (bon c’est très très rare mais ça peut arriver) : j’en suis pas moins honteuse car j’estime que l’on lit à notre rythme et quand on le peut. Parfois on a plus envie d’aller au cinéma, de sortir, de faire autre chose que de lire, et rien ne sert à se forcer lorsque l’on a pas envie de lire ! En général, je ne compte pas le nombre de livres lus… Ça me fait trop penser à une course aux livres qu’à un réel challenge. Personnellement, je trouve que la lecture est un moment de plaisir mais aussi de partage et le challenge de lire le plus de livres possibles en une année est pas vraiment associé cette idée-là. Question de goût ! Chacun a une vision différente et je le conçois.

Ce blog réunira donc l’ensemble de mes lectures, j’y donnerai mon avis, mon ressenti, ma vision des choses : j’aurai aimé le donner sur instagram (@ivredemanuscrits) mais on ne peut pas faire de longs textes et je ne peux pas dire tout ce que je souhaiterai. Vous retrouverez donc mon avis complet ici (et mes moments philosophie, très important). Si vous avez un compte Gleeph, mon nom est Caro224.

A très bientôt pour de nouvelles aventures !